AccueilActualitésA la uneVivre nous voudrions

Vivre nous voudrions


25.11.2016

« Vivre, je voudrais, endormi dans la douce rumeur de la vie »

Julien Delmaire, romancier et poète a animé des ateliers d’écriture au sein du Pôle Insertion Demain de l’association EMMAÜS Solidarité. Ce pôle a pour ambition de mettre en synergie les différents acteurs du champ de la formation, de l’insertion et de l’emploi, engagés dans la lutte contre les exclusions, et de faciliter le retour à l’emploi des publics les plus fragilisés.

Dans les cadres des Ateliers de Formation de Base, pendant deux mois, neufs participants ont écrits des poèmes en s’inspirant des photographies de Francesco Gattoni. Les participants aux ateliers sont tous suivis par l’association EMMAÜS Solidarité, au sein du Pôle Insertion Demain, ils apprennent le français, cherchent un emploi, un logement.

Ils s’appellent Maria, Aouda, Marius, Khadija. Ils onst venus d’Algérie, de Roumanie, de Tchétchénie, de Colombie. Leur passé est souvent douloureux, leur présent complexe et précaire. Le futur, ils l’envisagent d’abord à travers la possibilité de rester en France, de tisser des liens humains, de bâtir, de se projeter au-delà de la survie.

Dans ce cadre un livre de poèmes et de photographies a été publié, présentant face à face les poèmes des participants aux ateliers et les photographies qui les ont inspirés. Publié aux éditions Le Temps des Cerises, « Vivre, nous voudrions », sera présenté au grand public lors d’une soirée qui aura lieu au printemps 2017.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informé de la suite.

En attendant : http://livre.fnac.com/a10004326/Julien-Delmaire-Vivre-nous-voudrions

 

Vivre-nous-voudrions

 

 

Texte écrit par Julien Delmaire aux participants de l’atelier

Chère Aouada, cher Marius, chère Fatima,

chère Fanta , chère  Khadija, chère Maria, 

cher David, chère Dominique, chère Maria.

Je vous écris de chez moi à Avignon, dans le sud de la  France, il pleut sur la ville mais dans mon cœur une éclaircie, une parenthèse ensoleillée.

Je pense à vous, je pense au livre que vous avez écrit, à ces poèmes bouleversants de tendresse et de sincérité. Ces poèmes ne s’envoleront pas avec les feuilles d’automne, puisque désormais, ils sont accueillis dans un livre, un vrai livre, un beau livre. C’est un moment magique que de découvrir un peu de soi, un peu de sa vérité sur les pages d’un bouquin. C’est une trace qu’on laisse pour les autres, une petite place qu’on se fait, mine de rien, dans les armoires du temps. Toute l’émotion, toute l’intensité que j’ai éprouvée à être à vos côtés pendant les ateliers, j’ai tenté de l’exprimer dans un texte à la fin du livre. Lisez-le quand vous aurez le temps. Je voudrais simplement par l’intermédiaire de la voix chantante et bariolée de mon grand frère Francesco vous remercier d’avoir jouer le jeu de la poésie en toute liberté, sans tricher, avec ce que vous aviez de meilleur en vous. Remercier aussi Rose-Marie et Emmaüs pour m’avoir permis d’animer ces ateliers dans des conditions idéales. On se revoit bientôt, le 15 décembre pour la soirée de Noël, mais pour moi, avec ce beau livre, Noël est déjà là. Prenez soin de vous, écrivez encore, rêvez, et soyez ce que vous êtes désormais : des poètes, en herbe, en fleurs, en vers, en prose, envers et contre tout.

Share on Facebook0Tweet about this on Twitter0Email this to someone